Les travailleurs du métro

Moyen de transport privilégié des Montréalais et des citoyens des villes voisines, le métro de Montréal est si bien intégré au mode de vie de chacun qu’il est difficile de s’imaginer aujourd’hui qu’il n’a pas toujours existé. Dès son ouverture en octobre 1966, il a fait la fierté de la ville par son efficacité et sa modernité. Aujourd’hui, il est reconnu dans le monde entier pour ses stations à l’architecture unique et pour l’intégration de nombreuses œuvres d’art à travers le réseau. En plus de réduire le niveau de pollution, le métro bénéficie à la ville en libérant les artères principales et en offrant des déplacements plus rapides et réguliers qu’avec tout autre moyen de transport. De plus, il est tout à fait adapté aux hivers rigoureux du Québec.

Pour toutes ces raisons, il n’est pas étonnant que les citoyens montréalais aient ardemment désiré la construction d’un métro dans leur ville. Le projet a été discuté dès les années 1910 car l’accroissement rapide de la population nécessitait une meilleure réorganisation du transport collectif. Pour des raisons politiques et financières, ce n’est qu’en 1960, lorsque le maire Jean Drapeau s’est fait élire en promettant un métro aux citoyens montréalais, que le projet a enfin vu le jour. Entamé en 1962, l’immense chantier du métro a duré cinq ans et a exigé les efforts de plus de 5 000 travailleurs.

Septième métro à être construit en Amérique du Nord, le métro de Montréal a été le premier au monde à rouler exclusivement sur des pneumatiques. Avec ses 68 stations, ses 71 km de tunnels et ses quelque 700 000 déplacements effectués quotidiennement, il ne pourrait fonctionner sans les nombreux employés qualifiés qui font le nécessaire pour que les clients bénéficient tous les jours d’un système de transport souterrain efficace et confortable.